Historique et contexte politique

Pays de 16 millions d'habitants pour 322.500 km², la Côte d'Ivoire possède l'une des économies les plus développées d'Afrique de l'Ouest. Le pays dispose de très bonnes infrastructures, vestiges des années dorées, de 1960 à 1980. Cependant, l'économie ivoirienne a été largement éprouvée par la crise des années 1980.

Indépendante depuis 1960, la Côte d'Ivoire fut ensuite présidée par Houphouët-Boigny jusqu'à sa mort en 1993. Henri Konan Bédié lui succéda avant d'être renversé par un coup d'Etat, en décembre 1999. En janvier 2000, le General Robert Guéi, ancien chef de l'armée, forma une coalition gouvernementale temporaire jusqu'aux élections présidentielles. Il perdit celles-ci au profit de Laurent Gbagbo.

En septembre 2002, la Côte d'Ivoire était une fois de plus plongée dans le chaos à cause d'un soulèvement organisé par l'armée. La crise s'intensifia pour se transformer en une rébellion qui dura six mois.

Une trêve s'instaura suite à la signature d'un accord à Linas-Marcoussis, près de Paris, en février 2003. Cet accord établit les bases d'un gouvernement d'unité nationale, représentant également les mouvements rebelles ainsi que toutes les autres formations politiques. Le nouveau gouvernement se rencontra pour la première fois en avril 2003.

Cependant, les représentants des groupements rebelles se retirèrent rapidement du Gouvernement de réconciliation nationale et de toutes les instances de transition car ils accusaient le Président Gbagbo de conserver les prérogatives de l'exécutif attribuées au Premier Ministre Seydou Diarra par les Accords de Linas-Marcoussis. Suite à une offensive diplomatique lancée par la Communauté Internationale, les Ministres issus des groupements rebelles ont finalement repris leur place au sein du Gouvernement lors du Conseil des Ministres présidé par le Président Laurent Gbagbo le mardi 6 janvier 2004 à Abidjan. Ce retour annonce la fin du boycott. Le pays doit à présent faire face aux sévères conséquences économiques, humanitaires et sociales de la crise prolongée ainsi qu'au déplacement de 600.000 à 1 million de personnes.

Les principaux défis politiques auxquels devra faire face le pays sont le désarmement des forces rebelles, la réunion des anciens ennemis pour servir un gouvernement efficace et la restauration du contrôle par le gouvernement du pays tout entier.

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